Les grands courants psychothérapeutiques

les grands courants

Le courant psychanalytique est le premier à voir le jour dès le début du siècle avec les travaux de Freud qui abandonne l’hypnose au profit de l’association libre et élabore les bases techniques de la méthode psychanalytique en tant que traitement et moyen d’investigation des processus mentaux qui autrement demeureraient inaccessibles, et d’autre part une théorie du fonctionnement psychique. Il pose les bases de la psychothérapie.

A partir des années 1950, le courant humaniste – existentiel voit le jour avec notamment la psychothérapie existentielle de Binswanger, qui s’inspire des travaux des philosophes Husserl et Heidegger, qui donnera naissance à la psychothérapie humaniste dont  Carl Rogers est le représentant aux Etats-Unis avec la psychothérapie non directive qui postule l’existence d’une tendance humaine positive à tirer des leçons des expériences. Le but n’est pas tant la compréhension du fonctionnement de l’inconscient que l’élargissement de la conscience de soi et le développement du potentiel humain.

Aux Etats-Unis la psychologie s’est constituée comme science expérimentale à la suite des travaux de Watson sur le béhaviorisme, puis ceux de Pavlov sur les notions de conditionnement et de Skinner issus de l’approche cybernétique et donnera naissance au courant comportemental et cognitif.

Le courant systémique est lié aux travaux de Bateson et de l’école de Palo Alto qui a développé la clinique des communications intrafamiliales des malades mentaux.

Enfin, depuis les années 1990, le courant multi référentiel tant à s’imposer. Lazarus fut le premier à se référer à plusieurs types de psychothérapies pour créer la psychothérapie multimodale. Bien qu’ayant plusieurs cadres de référence méthodologiques différents, les méthodes de psychothérapie multi référentielle doivent les respecter tout en les associant. Les thérapies actuelles issues de ce mouvement sont les psychothérapies intégratives et éclectiques.